Association Saint Joseph - Projet de soins
 
 
 
 

Association Saint Joseph - Le bureau des soins à Saint Joseph Nay

La psychomotricité à Saint Joseph


Une scéance de travail en groupe

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La psychomotricité à Saint Joseph - Travail en groupe   La psychomotricité à Saint Joseph - Travail en groupe
     
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La Psychomotricité à Saint Joseph

Véronique Roiné, psychomotricienne

Introduction
La psychomotricité dans le projet de soin
 

Les suivis individualisés
La prévention des chutes
La psychomotricité au sein du pôle d’activité et de soins adaptés

La psychomotricité dans le projet de vie
  La Relaxation
L’atelier « Equilibre »
L’évaluation psychomotrice
La transmission des informations du psychomotricien
 

« Le travail du psychomotricien visera à apprivoiser ce corps vieilli, malade, handicapé, pour aider la personne âgée à le reconnaître comme sien ».

C’est par les sensations liées au travail de relaxation, au mouvement, à la respiration, à la présence d’émotions que peu à peu d’autres perceptions du corps, d’autres représentations, d’autres investissements seront possibles.
Le but étant de permettre aux personnes accueillies dans l’établissement, un confort, un bien-être et/ ou un maintien de l’autonomie au quotidien.

A la maison de retraite St joseph à Nay, le psychomotricien mène des ateliers, pour un travail de groupe et des suivis psychomoteurs individualisés. Ces différentes rencontres sont à des temps bien définis et des lieux identifiés, pour permettre une organisation spatio-temporelle du sujet âgé en institution, sur une semaine. Ce sont des repères perçus, connus et/ ou représentés, en fonction des capacités de la personne qui organise son temps, dans des lieux précis.

En ce qui concerne la progression au sein d’un groupe : les personnes ayant la capacité à s’orienter et la capacité motrice, se rendent aux ateliers de manière autonome. Celles qui n’ont : ni la capacité motrice et/ ou de s’orienter, sont systématiquement : soit sollicitées verbalement, soit accompagnées physiquement. Un affichage contenant toutes les informations (jour, horaire et lieu) est effectué au besoin en chambre. L’affichage et la distribution de programmes d’animation mensuels indiquent également le temps des ateliers.
L’intégration dans un groupe se fait selon un projet individualisé de la personne, son désir et ses compétences psychomotrices, sans restriction déterminée, mis à part, la gestion du groupe et de l’individu au sein de l’atelier et les bénéfices escomptés pour la personne.
L’orientation temporelle des résidents est essentielle, à chaque occasion la date du jour est rappelée. De même, les ateliers rythment les semaines et séquencent le temps.

La psychomotricité dans le projet de soin

Les suivis individualisés

Tout suivi individualisé en psychomotricité fait parti d’un projet de récupération, d’adaptation à un handicap ou à une difficulté ou de confort ; discuté et consenti par la personne concerné. Cet accompagnement est notifié dans le dossier médical rappelant le type de travail effectué, l’objectif, le jour et l’heure des rencontres.
De manière schématique, les interventions du psychomotricien peuvent être définies en fonction des pathologies, de l’autonomie, des compétences psychomotrices. Globalement, voici les différents types d’interventions possibles en psychomotricité avec les objectifs et la technique psychomotrice correspondante.

Pour les personnes très dépendantes dans tous les actes de la vie courante, présentant une démence :

  • Mobilisations passives en vue de maintenir la mobilité corporelle, donner des sensations agréables de mouvement par le truchement du psychomotricien.
  • Travail sur le dialogue tonico-émotionnel pour maintenir une communication, une relation même et surtout si elle ne peut être que corporelle.
  • Travail autour du « toucher dans la relation de soin » pour donner une sensation d’unité corporelle cohérente, point d’ancrage de l’identité et de la réalité.

Utilisation de techniques de relaxation par le toucher : Wintrebert, techniques psychomotrices axées sur le schéma corporel.

Pour les personnes présentant une hémiplégie ou des difficultés de mobilité au quotidien :

  • Travail sur le schéma corporel pour ressentir son corps avec ses métamorphoses.
  • Travail sur les schémas posturaux en vue d’autonomiser le sujet dans les limites de ses potentialités, avec ses difficultés qui sont à intégrer, pour participer dans les actes de la vie courante qui lui sont prodigués (déplacements, transferts, toilette, habillage, repas…)

Pour les personnes présentant des troubles spécifiques de la régulation tonique, entravant leur mobilité (syndrome parkinsionien, hypertonie, paratonie…) :

  • Travail sur les mobilisations passives puis actives, dans la maîtrise du mouvement.
  • Travail autour du « toucher dans la relation de soin » pour donner une sensation d’unité corporelle cohérente et une ré-intégration du schéma corporel.
  • Travail sur la respiration pour un relâchement tonique, une détente corporelle par des techniques de relaxation.

Pour les personnes ayant chutées, sans gravité ou en voie de récupération, suite à des soins médicaux spécifiques, le travail du psychomotricien est axé sur :

  • le contrôle, le relâchement tonique.
  • la mobilité par le centre (bassin).
  • les appuis, la sensation de solidité des jambes.
  • le repoussé et la verticalité.
  • l’identification des situations à risque au quotidien.
  • les schémas posturaux, les schèmes de retournement
  • la fonction d’équilibration, les réactions d’adaptation posturales.
  • les coordinations/ dissociations, le rythme à la marche.

A ces axes thérapeutiques, s’ajoute le temps de formulation du vécu de la chute afin de dédramatiser la situation traumatique. En fin d’accompagnement, l’apprentissage du relevé du sol est indispensable lorsqu’il est réalisable. Il s’agit de dépasser le traumatisme émotionnel de la chute pour garder l’élan vital et reconstruire son projet de devenir.

La prévention des chutes

Le travail en groupe

  • l’atelier « Equilibre », (gymnastique douce) :
    Il s’agit d’un travail collectif (environ 8 à 10 personnes) sur la fonction d’équilibration durant 1h hebdomadaire. Ces séances collectives sont construites autour de thèmes et selon une progression déterminée. La dynamique du groupe amène une émulation intéressante pour chacun. Les axes thérapeutiques sont les mêmes que dans l’accompagnement individualisé d’un sujet chuteur (pré cité). L’apprentissage du relevé du sol est alors une synthèse des acquisitions. Il s’agit de bouger pour percevoir, connaître et maîtriser son corps.

Le travail de prévention secondaire : les réponses apportées suite à une chute.

  • l’adaptation de l’environnement pour des aménagements palliatifs si possible.
  • Le suivi individualisé et/ou en groupe si nécessaire.
    Ces démarches font suite à une évaluation : enquête de chute réalisée par la soignante qui fait le constat de la chute qui permet de déterminer :
    ° l’étiologie de la chute : vieillissement, médicaments, chute accidentelle, avec prise de risque, schémas à la marche inappropriés liés à la peur de chuter, affection aigue, démence et/ou désorientation, lié à l’environnement
    ° les circonstances de la chute.
    ° le vécu de la chute.
    ° les conséquences de la chute.
    ° la symbolique de la chute.
    ° le syndrôme post chute.

La psychomotricité au sein du pôle d’activité et de soins adaptés (PASA ) :

Un atelier « corps et sens » est proposé pour un des groupes de résidents du PASA en collaboration avec la soignante du PASA. L’objectif principal est de maintenir une conscience corporelle dans sa perception et son expression « sentir son corps c’est exister ».
Sur cet atelier les propositions sont orientées autour du « massage », de la sensorialité et du dialogue tonico-émotionnel avec un support musique.
Les résidents qui en bénéficient sont sur le secteur protégé, ils présentent des difficultés mnésiques importantes et une sensibilité propice à ce type de proposition.
C’est un atelier hebdomadaire qui se déroule dans un cadre ritualisé, sécurisant, dans une ambiance calme et posée. Il s’agit au final d’apaiser ses personnes présentant des troubles du comportement de type agitation, anxiété ou inhibition.

La psychomotricité dans le projet de vie

La mise en place de groupe et leur animation autour de la relaxation ou d’un atelier « Equilibre » ont bien entendu une approche « thérapeutique ».Mais le groupe et les échanges sociaux dans un moment de partage et de convivialité, ouvrent la dimension d’appartenance, de reconnaissance de l’individu à la vie institutionnelle. Par le biais du collectif l’intégration des personnes à l’institution, se réalise avec douceur, simplement et progressivement.

La Relaxation

Cet atelier s’adresse à un groupe relativement fixe de 8/10 personnes pour lesquelles est proposé un travail de ressenti corporel dans la détente. Il s’agit de se relacher corporellement et de s’apaiser psychiquement dans une ambiance favorable. Ceci se crée au moyen de techniques de relaxation, de respiration, d’exercices permettant le « re-centrage » sur soi, la perception intérieure où les sens sont stimulés de manière didactique puis exprimé afin de passer du ressenti à sa représentation.
Une grille d’évaluation est mise à jour au fil des séances pour chaque participant. Il s’agit d’évaluer les bienfaits de ces temps de détente.

L’atelier « Equilibre »

Voir chapitre : la prévention des chutes : le travail en groupe.

L’évaluation psychomotrice

Le psychomotricien intervient dans le temps de la toilette des résidents, de manière épisodique, afin d’évaluer leur autonomie au niveau de la toilette et de l’habillage en lien avec les soignantes.
Une fiche intitulée « autonomie toilette/habillage » est remplie et fait partie des documents fournis aux soignants intervenant quotidiennement à ces temps donnés. Il s’agit alors, pour chaque soignant, de solliciter le résident au maximum de ce qui est possible, en connaissant ses capacités. Tous les résidents sont évalués dès leur arrivée dans l’établissement, en fonction de son état général, ou bien ultérieurement. Puis, l’évaluation se poursuit à chaque intervention des soignantes en segmentant les tâches. Il s’agit toujours de préserver au maximum les compétences psychomotrices de la personne âgée dans les actes de la vie quotidienne : « la laisser prendre soin d’elle ».

Le bilan psychomoteur n’est pas réalisé de manière complète et systématique.

  • Un bilan de la fonction d’équilibration : bilan « Tinetti » est effectué à l’entrée de chaque résident si son état global le permet. Ce bilan est refait lorsqu’il y a une modification dans l’évolution, dans les déplacements de la personne, suite ou non à une chute.
  • Avant toute décision de suivi individuel en psychomotricité, un bilan psychomoteur est effectué. L’évaluation concerne : la régulation tonique, la mobilité, le schéma corporel, la motricité (capacité de mouvement, de déplacements…), les praxies, la structuration spatio-temporelle.

Des suivis individualisés, non formalisés, sur une courte durée, peuvent être réalisés, à des temps non définis. Il s’agit de solliciter la personne dans des activités du quotidien, qui vise directement à ce que la personne effectue concrètement ce qui lui pose problème. En général, il s’agit de la réalisation de transferts, de déplacements pour se rendre en salle à manger, au salon… Là, les personnes ont les capacités psychomotrices mais des enjeux psycho-affectifs font frein.

La transmission des informations du psychomotricien

Le psychomotricien participe à chaque temps de transmission, correspondant au changement d’équipe soignante. Il s’agit de transmissions orales formalisées.

Le psychomotricien écrit ses observations dans les dossiers de soins qui servent de support aux transmissions orales.

Tout suivi individuel en psychomotricité est mentionné à l’aide d’une fiche spécifique dans le dossier médical informatisé avec mises à jour, environ tous les 5 mois ; sauf notification spécifique. Cependant, le psychomotricien tient à jour ses dossiers, permettant un suivi hebdomadaire de ces accompagnements.

Toute participation à un atelier, est indiqué dans le dossier médical informatique mentionnant la participation aux différents ateliers.

Tout bilan effectué par le psychomotricien paraît dans le dossier de soin, pour information à l’ensemble des soignants, afin d’amener une cohérence de l’accompagnement réalisé, au sein de l’établissement, pour chaque résident.

Le psychomotricien participe également aux réunions de coordinations du PASA pour amener une pluridisciplinarité au sein de cette organisation et du regard porté sur les résidents.

 
 
 
 
FEHAP : Fédération des Etablissements Hospitaliers et d'Aide à la Personne, à but non lucratif
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